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Premiers mois avec bébé : 7 conseils d’une accompagnante en parentalité pour traverser l’Après naissance en douceur
On prépare la naissance. La valise de maternité. La chambre de bébé. Le prénom. La playlist pour la salle de travail.
Mais l’Après ?
L’Après naissance, on en parle peu. Et pourtant, c’est souvent là que tout commence vraiment : la fatigue, les doutes, l’émerveillement mêlé à l’impression de ne rien faire correctement. Le sentiment d’être happé par quelque chose d’immense, sans filet et sans mode d’emploi.
Chez Jour K, l’Après est au cœur de ce qu’on fait. Alors quand nous avons échangé avec Sandra Jorand, maman de 5 enfants et fondatrice de MotriZen & Harmonie Kids & Family, nous avons voulu lui poser la question directement : qu’est-ce qui aide vraiment, dans les premiers mois avec un bébé ?
Sandra accompagne les parents avec bienveillance dans les grandes étapes de la vie de famille. Sans jugement, avec écoute et avec le réalisme de quelqu’un qui a traversé cinq fois cette période elle-même.
Voici les 7 conseils qu’elle partage, pour aborder l’Après naissance avec un peu plus de douceur et un peu moins de pression.
Trouver ses marques après l’arrivée de bébé
Conseil n° 1 : accepter que le post-partum soit une vraie période de transition
Le post-partum couvre officiellement les six premières semaines après l’accouchement. Dans les faits, le bouleversement dure souvent bien au-delà. Le corps récupère, les hormones s’ajustent, le sommeil est haché, l’organisation de la maison et du couple change. Très vite.
Ce que Sandra observe chez les parents qu’elle accompagne : la difficulté n’est pas un signe d’échec. C’est le signe que le corps et la tête font un travail immense.
« Pour mon premier enfant, je me sentais complètement nulle. J’avais l’impression de ne rien faire correctement. Et puis, du jour au lendemain, ces émotions se sont apaisées presque aussi vite qu’elles étaient arrivées. Avec le temps, on comprend que tout ça est normal — ces émotions peuvent être fortes, surprenantes, difficiles à comprendre sur le moment. Mais il ne faut jamais en avoir honte. »
— Sandra Jorand
La première chose à faire ? Nommer ce que vous traversez, sans en avoir honte. Et ne pas rester seul avec.
Conseil n° 2 : ne pas chercher à stopper les pleurs à tout prix
Quand bébé pleure, le réflexe naturel est de vouloir que ça s’arrête immédiatement. Et quand ça ne s’arrête pas, on se sent coupable. Voire nul.
Sandra rappelle que les pleurs sont la seule façon qu’a un bébé de communiquer : faim, fatigue, besoin de contact, inconfort, ou simplement le besoin d’évacuer les émotions de la journée. Parfois, il ne s’agit pas de trouver la bonne solution, mais d’être là.
« Avec mon premier enfant, je paniquais dès les premières secondes de pleurs. Je pensais que si mon bébé pleurait, c’est que je faisais forcément quelque chose de mal. Avec le temps et mes autres enfants, j’ai compris qu’un bébé n’a pas besoin qu’on soit parfait. Il a surtout besoin qu’on essaie de comprendre ce qu’il ressent et qu’on reste présent pour lui. »
— Sandra Jorand
Votre présence est déjà une réponse. Et dans les moments où la fatigue devient trop forte : poser bébé quelques minutes dans un endroit sécurisé, respirer, demander du relais. Ce n’est pas abandonner, c’est prendre soin de vous pour mieux prendre soin de lui.
Conseil n° 3 : laisser le temps au lien de s’installer
On imagine souvent que l’amour parental surgit comme une évidence à la seconde où l’on voit son bébé. Pour certains parents, oui. Pour d’autres, le lien se construit plus lentement, ce qui est tout aussi normal.
« Pour mon premier enfant, un véritable amour s’est installé immédiatement. Mais pour mon deuxième… j’avoue qu’à l’époque, si j’avais pu le rapporter au magasin, je l’aurais fait. Et pourtant aujourd’hui, qu’est-ce que je l’aime. Avec le recul, je comprends que le fait d’avoir un deuxième enfant m’a fait ressentir que j’abandonnais le premier. Cette culpabilité m’a énormément bouleversée. Je n’ai plus honte de le dire aujourd’hui, parce qu’au fond, nous faisons tous comme nous pouvons. »
— Sandra Jorand
Le lien d’attachement se construit dans les gestes du quotidien : les regards, les bras, les soins, les chansons chantées à 3h du matin. Pas dans l’intensité d’un coup de foudre immédiat. Alors si vous vous sentez un peu à distance au début, laissez le temps faire son œuvre, sans culpabilité.
Laisser le temps au temps
Conseil n° 4 : parler à son bébé
Un nouveau-né ne comprend pas les mots. Mais il ressent profondément la voix, le rythme, la chaleur de ce qu’on lui dit. Sandra insiste là-dessus : parler à son bébé, c’est construire sa sécurité émotionnelle dès les premiers jours.
Raconter sa journée. Chanter. Mettre des mots sur ses émotions : « Tu es fatigué », « Papa et maman sont là », etc.
« Pour mon dernier garçon, je lui chantais du Dalida (la chanson Mexico) et ça l’endormait presque à chaque fois. Aujourd’hui, rien que d’y repenser, ça me fait rire. Je parlais tout le temps à mes bébés. On devait me prendre pour une folle quand je racontais à voix haute que j’étais en train de lancer une machine… mais au fond, ces petits moments créent énormément de lien. »
— Sandra Jorand
Ces moments de langage font ressentir à bébé que ses besoins sont entendus, que le monde autour de lui est prévisible et bienveillant. Et accessoirement, parler à voix haute à son bébé, est aussi une façon de se rassurer soi-même.
Conseil n° 5 : impliquer le second parent dès le début
Une tétée avec maman… et papa
Après une naissance, on parle surtout de la maman. Mais le second parent vit lui aussi un grand bouleversement et doit trouver sa place dans cette nouvelle organisation, souvent sans qu’on lui demande vraiment comment il va.
Certains papas (ou deuxièmes parents) peuvent se sentir de trop au début, surtout quand bébé réclame beaucoup sa maman. D’autres ont peur de mal faire, d’être maladroits.
« Leur présence est essentielle. Pas besoin de faire pareil. Chaque parent construit sa propre relation avec son enfant, avec sa voix, ses gestes, sa façon de rassurer. La répartition ne sera jamais parfaite à 50/50 chaque jour, mais le plus important est de communiquer, s’écouter et fonctionner en équipe. »
— Sandra Jorand
Ce qui compte, c’est que personne ne porte tout tout seul. Ni la fatigue, ni les décisions, ni les doutes.
Conseil n° 6 : prendre soin de soi sans culpabiliser
Quand on devient parent, on a tendance à s’oublier complètement. On pense au bébé avant tout : ses repas, son sommeil, ses besoins et souvent, le parent passe en dernier.
« Après mon premier enfant, je culpabilisais même de m’asseoir cinq minutes. Aujourd’hui, avec le recul, je me dis que j’aurais dû écouter davantage mon corps au lieu d’essayer d’être Wonder Woman avec des cernes jusqu’aux chevilles. Un parent fatigué n’est pas un mauvais parent. C’est juste un parent fatigué, et il a aussi besoin qu’on prenne soin de lui. »
— Sandra Jorand
Prendre soin de soi dans cette période ressemble à des choses toutes petites : une douche tranquille, un café chaud, une sieste quand bébé dort, accepter qu’un ami apporte un plat. Ces gestes ne sont pas du luxe. Ce sont des nécessités.
Et si la tristesse devient constante, que vous ne ressentez plus de plaisir, que vous vous sentez vide ou complètement dépassée, parlez-en à votre médecin ou sage-femme. La dépression post-partum existe, touche aussi les pères, et se soigne. Il ne faut pas rester seul avec ça.
💛 Accompagner la jeune maman dans l’Après
Chez Jour K, on est convaincus que l’Après naissance mérite autant d’attention que les semaines qui précèdent. C’est l’esprit du Calendrier de l’Après Naissance : une box cadeau pensée pour entourer la jeune maman dans les jours qui suivent l’arrivée de bébé, avec 10 attentions à découvrir au fil des premiers jours.
Conseil n° 7 : lâcher l’idée du parent parfait
Les réseaux sociaux renvoient souvent une image très lisse de la parentalité : des bébés souriants, des maisons rangées, des parents épanouis. Une pression silencieuse mais constante.
« On voit souvent des familles qui semblent toujours organisées. Mais derrière ces images, la vraie vie est souvent bien plus imparfaite. Je crois qu’au début, tous les parents font la même erreur : se comparer aux autres. Pendant ce temps-là, on cherche depuis vingt minutes la tétine coincée dans son soutien-gorge. La vérité, c’est que chaque famille traverse ses difficultés. Simplement, on ne montre pas toujours les nuits blanches ou les pâtes mangées froides debout dans la cuisine à 14h. »
— Sandra Jorand
Être un bon parent, ce n’est pas être parfait. C’est essayer. Recommencer. Apprendre. Le jour où on accepte de ne pas être parfait, c’est souvent là qu’on devient le parent dont son enfant a vraiment besoin. Pas sans failles, mais présent, sincère et suffisamment en paix avec lui-même pour rester disponible.
« Nos enfants ne se souviendront probablement pas d’une maison impeccable. Par contre, ils se souviendront de la façon dont ils se sentaient avec nous. »
— Sandra Jorand
L’Après naissance s’accompagne aussi
Ces premiers mois sont intenses. Parfois épuisants. Toujours bouleversants. Et souvent bien différents de ce qu’on avait imaginé.
Il n’existe pas de mode d’emploi du parent parfait. Ce qui existe, en revanche, c’est l’envie d’apprendre, de comprendre, de chercher des solutions. Et ça, comme le dit Sandra, vous l’avez déjà.
Alors respirez. Vous faites déjà beaucoup mieux que vous ne le pensez.
FAQ
Combien de temps dure le post-partum ?
Le post-partum couvre officiellement les six premières semaines après l’accouchement, mais le bouleversement physique et émotionnel peut durer plusieurs mois. Chaque parent vit cette période différemment, il n’existe pas de délai “normal”.
Comment aider une jeune maman après la naissance ?
Les gestes les plus utiles sont souvent les plus concrets : prendre le relais avec bébé pour lui offrir du repos, apporter un repas, éviter les visites trop longues, et surtout lui demander comment elle va vraiment, pas seulement comment va le bébé.
Est-ce normal de ne pas ressentir l'amour maternel immédiatement ?
Oui, tout à fait. Le lien d’attachement se construit progressivement, dans les gestes du quotidien : les soins, les regards, les bras. Ne pas ressentir un coup de foudre immédiat n’est pas un signe de mauvaise parentalité.
Quelle est la différence entre le baby blues et la dépression post-partum ?
Le baby blues est une période de fragilité émotionnelle qui survient dans les premiers jours après l’accouchement et se résorbe généralement en deux semaines.
La dépression post-partum est plus durable et plus intense. Elle nécessite un accompagnement médical. Elle peut toucher aussi bien les mères que les pères.
Merci à Sandra Jorand pour son expertise
Cet article a été rédigé en collaboration avec Sandra Jorand, maman de 5 enfants et fondatrice de MotriZen & Harmonie Kids & Family.
Professionnelle de l’accompagnement parental, Sandra conseille les jeunes parents avec bienveillance durant les grandes étapes de la vie de famille sans jugement, avec écoute, douceur et réalisme.

Aurélie Novel
Semeuse de graines d'arc-en-ciel • Fondatrice de Jour K
Dynamique, (un peu) hyperactive et toujours à la recherche de la petite attention qui fera la différence. Avec Gabrielle, nous avons créé Jour K pour en finir avec les cadeaux fades et sans émotion. Un concept imaginé avec cœur, positif et made in France. Si vous aimez les surprises qui font vraiment plaisir, vous êtes au bon endroit !










